À Salazie, l’eau ne constitue pas simplement un élément du paysage. Elle en est l’un des principaux architectes. Après les fortes pluies, les remparts se couvrent parfois de dizaines de cascades éphémères qui viennent rejoindre les nombreuses chutes d’eau permanentes.
Parmi elles, le célèbre Voile de la Mariée déroule ses multiples filets d’eau sur une longue paroi végétalisée. Plus profondément dans le cirque, d’autres cascades apparaissent au détour des routes et des sentiers, tandis que les ravines et les rivières poursuivent leur travail d’érosion.
En effet cette abondance possède également son revers. Les pluies tropicales et les épisodes cycloniques peuvent gonfler brutalement les cours d’eau, provoquer des éboulements et déclencher des glissements de terrain.
Certaines crêtes et certains versants du cirque restent particulièrement instables. Salazie offre ainsi l’image spectaculaire d’un paysage toujours en construction et en démantèlement, où l’eau nourrit la vie tout en continuant à transformer la montagne.
Certains de ces éboulis ont lieu sur des flancs de montagne loin de toute civilisation, mais d'autres se produisent le long de la route. Ainsi
la RD48 rencontre encore aujourd'hui des périodes de fermetures partielles ou totales lors des gros épisodes pluvieux. Lors des fermetures complètes le Cirque de Salazie présente donc une configuration aussi enclavée que Mafate.