Les musées de Guadeloupe permettent de découvrir l’archipel autrement : ses premiers peuplements, l’histoire de l’esclavage, les arts, la littérature, mais aussi la culture de la canne, du rhum et du café.
Chaque lieu éclaire une partie de cette histoire. Voici des visites à choisir selon vos centres d’intérêt et les étapes de votre séjour.
Au Moule, le musée départemental Edgar-Clerc est consacré à l’archéologie amérindienne. Ses collections présentent les objets et les traces laissés par les populations qui ont vécu dans l’archipel bien avant la colonisation européenne. C’est une visite à faire pour commencer à comprendre l’histoire de la Guadeloupe sur le temps long.
Installé à Pointe-à-Pitre, sur le site de l’ancienne usine Darboussier, le Mémorial ACTe est un centre d’expressions et de mémoire consacré à la traite et à l’esclavage. Son parcours permanent dépasse le seul cadre guadeloupéen pour replacer cette histoire dans une perspective plus large, de l’Antiquité à nos jours. Prévoyez du temps pour la visite : le sujet mérite davantage qu’un rapide passage.

À Pointe-à-Pitre, l’ancien musée Schoelcher porte aujourd’hui le nom de Musarth, Musée départemental d’art et d’histoire. Ses collections et ses expositions permettent d’explorer les liens entre création artistique, histoire et mémoire. Il complète bien une découverte du centre-ville, du marché et du Mémorial ACTe, tout en proposant une visite différente de celle de ce dernier.
Également à Pointe-à-Pitre, le musée Saint-John Perse est consacré au poète et diplomate né dans la ville. Son bâtiment étant en rénovation, des collections sont présentées au Pavillon de la Ville : vérifiez le lieu et les modalités de visite avant de vous déplacer. Cette étape intéressera autant les amateurs de littérature que les visiteurs curieux du patrimoine pointois.

Au sein de la distillerie Reimonenq, le Musée du Rhum retrace la transformation de la canne et l’histoire de cette production en Guadeloupe. Outils, machines et explications permettent de suivre les différentes étapes, de la matière première au rhum. Une visite à associer à la découverte de Sainte-Rose et du nord de la Basse-Terre.
Beauport se visite sur le site d’une ancienne usine sucrière. Ici, le patrimoine industriel donne une autre lecture de la canne : celle du travail, des machines et de la place qu’a occupée cette activité dans l’histoire guadeloupéenne. L’étape s’intègre naturellement dans une journée passée à Port-Louis, avant ou après la plage du Souffleur.

À Vieux-Habitants, le Musée du Café Chaulet permet de suivre l’histoire du café et les étapes de sa transformation dans une ancienne bonifierie. C’est une halte intéressante pour qui souhaite découvrir un autre produit lié à l’histoire agricole de la Guadeloupe, au cours d’un parcours sur la côte sous le vent.
À Grand-Bourg, l’Écomusée de Marie-Galante prend place sur le site de l’Habitation Murat. Il s’intéresse aux arts et traditions populaires de l’île et permet d’ajouter une dimension historique à la découverte de ses bourgs, de ses plages et de ses distilleries. Si vous séjournez à Marie-Galante, accordez-lui une place dans votre parcours plutôt que de réserver toute la journée au littoral.

À Terre-de-Haut, le Fort Napoléon associe patrimoine militaire, musée et panorama sur la baie des Saintes. C’est une visite à intégrer à une découverte de l’île, en complément du bourg et des plages.


Installé à la marina de Saint-François, le Musée des Beaux-Arts réunit peintures, dessins et sculptures dans un parcours allant du XVIᵉ siècle à nos jours. Sa particularité est de donner une place importante aux artistes nés en Guadeloupe ou ayant travaillé dans l’archipel.
On y découvre notamment l’univers de Guillaume Guillon-Lethière, peintre né à Sainte-Anne en 1760, ainsi que celui d’autres artistes guadeloupéens comme Pierre-Jérôme Lordon, Évremond de Bérard et Armand Budan. La visite permet de parcourir plusieurs siècles de création tout en découvrant la place de ces artistes dans l’histoire de l’art.
Le musée annonce actuellement une fermeture temporaire. Il indique des dommages causées aux œuvres en raisons des gaz associés aux épisodes sargasses à proximité de l'établissement. La fermeture a pour but de préserver les collections. Vérifiez sa réouverture avant de prévoir une visite.
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